Metal Gear Solid 2 est le jeu que les fans hardcore de Snake n’ont pas hésité à traiter d’arnaque. Non pas qu’il soit mauvais, loin de là, mais toute la campagne de MGS2 s’était articulée autour de phases montrant Snake en action, et in fine, on hérite de Raiden, son remplaçant blond et efféminé. Comme à son habitude, Kojima avait su nous mener par le bout du nez. Un indice sur la façon dont l’intrigue va encore une fois nous balader.
Intrigues et mystifications d’espions seront donc au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des paranoïaques et des amateurs de complots à échelle globale.
Presque dans la continuité de Metal Gear Solid sur PS1, MGS2 commence avec une infiltration en vase clos, sur un tanker dérivant en pleine mer. Quelle n’est pas notre surprise d’y trouver une escouade de soldats prêts à se rebeller, menés par un ancien général communiste, un américain félon et Revolver Ocelot. Votre rival de MGS1 est de retour, plus froid et déterminé que jamais. Avec Papy Ocelot, on devine qu’on se fait plus souvent offrir des pruneaux que des Werthers Original. L’opération tourne au fiasco et le chapitre se clôt sur de nombreuses interrogations. On ne sait pas ce qu’Ocelot recherchait avec ce soulèvement.
Quelques temps après, vous êtes à nouveau envoyé en mission dans une station de forage en pleine mer, non loin des côtes américaines. Une organisation terroriste, les Fils de la Liberté, ont menacé de la faire exploser si leurs exigences n’étaient pas satisfaites. Mais quelles exigences ? Le Colonel soupçonne cette opération de servir de couverture pour quelque chose de plus sournois, de plus énorme qu’on ne pourrait le supposer. Et s’il avait raison ? C’est le même colonel que dans MGS1, on a les mêmes mouvements que Snake, le même équipement, mais… Mais nous sommes aux commandes de Raiden. Raiden est un soldat sur-entraîné qui a suivi un programme spécial visant à faire de lui un Snake-like. Il est un espion d’élite auquel on a donné toutes les cartes pour égaler son original et peut-être essayer d’approcher le niveau du légendaire Big Boss.
Tout ne sera pas aussi évident et transparent qu’on pourrait le croire. MGS2 dispose en effet d’une trame tortueuse avec de nombreuses cinématiques, beaucoup de flash backs, et des explications à n’en pas finir. Sans mentir, certaines scènes complètes peuvent durer presque une heure. A L’information se succède la désinformation, et vice-versa, pour vous balloter de coup de théâtre en surprise. On enrage de s’être fait manipuler aussi facilement pour des idéaux que l’on croyait juste. C’est toute la force des narrations de Kojima, nous faire réfléchir sur le nucléaire, la paix, l’avenir de la planète, le clonage, à travers des intrigues qui mettent ces problèmes en avant. Cela fait de MGS2 un jeu intelligent, mais pas que dans le fond.
Dans la forme, MGS2 est une accumulation de détails énorme qui lui donne une cohérence solide. Que ce soient des détails visuels comme les yeux qui peinent à s’habituer au changement de luminosité, ou les éléments vitaux au gameplay comme l’intelligence artificielle des ennemis, les pièges fourbes que l’on peut tendre à volonté, MGS2 fourmille de bonnes idées qui le placent très haut dans l’échelle des jeux d’infiltration. Il faut se dire que pendant longtemps, il est resté au-dessus de Sam Fisher, malgré l’absence de jeux d’ombres et de lumières, de cabrioles entre deux parois. MGS2 est linéaire et presque basique, tant on se retrouve parfois face à des puzzles de cheminement plus que des phases d’infiltration, mais c’est agréable de voir alterner réflexion et action.
Les boss ne plaisantent pas, et quand on n’a pas la technique, on est bon pour déguster du Game Over à volonté. Il sont très vieille école par cet aspect, on doit connaître leurs habitudes et leurs défauts, deviner leurs mouvements pour les battre sans prendre trop cher au passage. Si vous vous promènerez en mode easy ou normal, je vous garantis qu’en Extreme ou European Extreme, vous risquez de défenestrer votre manette à chaque rencontre. Prévoir une caisse de pads de rechange.
La rejouabilité du scénario principal repose dans les différents modes de difficulté, qui recèlent chacun leurs dog tags de soldats. A force d’en cumuler, tous modes confondus, on débloque des bonus spéciaux qui viennent vous rendre la vie plus facile. C’est plus le panache qu’autre chose. Quand on finit le jeu sans grincer des dents en Extreme, l’invisibilité devient presque anecdotique, mais tellement plus drôle pour poser du C4 dans le dos d’un soldat.
MGS2 Substance est un équivalent du pack spécial de MGS1. Il contient des centaines de missions en mode VR qui vous mettent dans des situations compliquées, voire absurdes. L’attaque du soldat de 20 mètres de haut en est un excellent exemple. On s’amuse pas mal dans cette série de défis qui n’auront de cesse de mettre vos talents d’agent furtif à rude épreuve. La partie Skate, sur la station de pompage, est en revanche plus mitigée. Il suffit d’imaginer un croisement bâtard entre Tony Hawk et Solid Snake que l’on aurait limité à une plateforme pétrolière. C’est bizarre plus qu’autre chose, mais très jouable. Il faut juste ne pas se poser la question d’un jeu de skate dans un Metal Gear et tout peut bien se passer sans se sentir de trop dans la 4e dimension.
Metal Gear Solid 2 allie tous les bons éléments nécessaires à un jeu, tant sur la réalisation technique que dans son déroulement. Il arrive à rester long sans que l’on soit dégouté de refaire le jeu à volonté, il parvient à garder notre intérêt en éveil par son contenu, qu’il soit central ou supplémentaire.
Peut-être pas très facile d’accès, tant la maniabilité tend à se compliquer à certains moments, mais avec un peu d’efforts, on peut pénétrer dans un soft de très haute volée, qui a bien vieilli malgré les années. Encore une preuve qu’une bonne histoire peut nourrir un jeu, bien plus que les paillettes graphiques. Si vous êtes de ceux qui aiment être surpris et divertis, malmenés et comblés par un jeu intelligemment conçu, Metal Gear Solid 2 est pour vous.
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- Les screenshots de Metal Gear Solid 2
- Les vidéos de Metal Gear Solid 2
Vadrien: Bonjour , je ne suis pas rédacteur
Dorin: Bonjour, ça n'a plus l'air de fonctionner
bento72: ya quelqun????? ?????
bento72: nelisou tu sai moi je te trouve
bento72: ya quelqun?
bento72: tu veu bien devenir mon ami maxime
maxime: j sui pas new on ma efacer
bento72: salut maxime t nouveaux sur le blog
maxime: oui^^
bento72: il y a quelqu'un ????? ?????