Raccoon City est tristement célèbre pour le carnage qui s’y est déroulé, puis par sa vitrification à la bombe atomique. D’une simple expérience ratée dont on a perdu le contrôle à l’anéantissement d’une ville paisible d’Amérique, il n’y aura eu que quelques jours. Personne n’aurait pu prévoir ce massacre.
Certainement pas Claire Redfield, venue en ville pour retrouver son frère, ni Leon Kennedy, flic débutant. Apportant plus d’épaisseur au contexte de Resident Evil, cet épisode nous fait comprendre l’ampleur de la catastrophe au sein de la cité. On quitte les couloirs du manoir pour errer dans une jungle aux sentiers de goudron. Pourtant, si le lieu change, la mort y a les mêmes habitudes. Elle titube, elle grogne et elle veut du cerveau.
Deux personnages, deux survivants, deux galères. Claire Redfield n’a pas eu de nouvelles de son frère depuis des jours et s’inquiète à son sujet. Il a beau être un membre têtu du STARS, l’élite de la police de Raccoon City, elle ne peut s’empêcher de se faire un sang d’encre. Elle décide donc d’enfourcher sa moto et de le rejoindre là-bas, en avoir le cœur net.
Leon Kennedy est une bleusaille de la police, c’est son premier jour de service au commissariat de Raccoon City. Pour un début, il ne s’attendait pas à ce que les rues soient vides. Il ne se pose pas trop de questions, c’est peut-être un métier tranquille après tout. Il en saura plus pendant la petite fête de bienvenue qui doit se tenir au poste.
Bill est camionneur. Bill veut des chips et s’arrête à la station service pour faire une pause. Personne dehors, il entre et trouve le vendeur en train de dormir sur sa chaise. Il le secoue pour le réveiller, mais soudainement, celui-ci se jette sur lui et lui attrappe le bras pour le mordre. Bill réagit au quart de tour et s’enfuit en montant dans son camion citerne, partir vite, loin d’ici. Mais au fur et à mesure qu’il roule, Bill se sent mal. Il se sent partir, mais ailleurs…
Claire et Leon se retrouvent ainsi liés par les évènements, réunissant deux fugitifs poursuivis par des zombies sortis de nulle part. Liés un court instant, car un accident de voiture, puis l’explosion d’un camion citerne au conducteur zombifié les sépare à nouveau. De chaque côté du rideau de flammes, ils se promettent de se retrouver plus tard. Leur aventure commence donc dans les ruelles de Raccoon City, une odyssée qui les mènera vers le commissariat, puis plus loin, directement au cœur d’un cauchemar scientifique.
C’est dans cette introduction un peu romancée (tout le monde se moque du pauvre Bill) que reposent tous les choix de développement de Resident Evil 2. Le packaging comprend deux CD, chacun se concentrant sur un des deux personnages. Deux histoires interchangeables, avec chacune ses épreuves propres, que l’on peut faire dans l’ordre que l’on veut.
A travers cette vision très compartimentée de la narration, Resident Evil 2 nous fait vivre deux fois, voire quatre fois la même histoire, en nous investissant de façon différente, en variant les énigmes et les points de vue. Alors que la Face A nous fait survoler les enjeux sous-jacents de cette apocalypse, en abordant un déroulement Resident Evil classique, la Face B se focalise sur les détails obscurs et horribles qui ont provoqué cette invasion de morts-vivants. Les deux aventures se nourrissent mutuellement, levant le voile sur des ellipses narratives et des personnages importants.
Les graphismes de Resident Evil 2 sont aujourd’hui très datés, du niveau de la PlayStation 1. On se demande même comment on pourrait accrocher à ce jeu, quand on voit les superbes Resident Evil Rebirth, Zero ou le 4. En dépit de sa laideur pixélisée, il faut reconnaître que ce Resident Evil 2 a la séduction de l’oldisme. C’est un vieux pot dans laquelle la soupe est bonne, malgré les défauts de conception qui ont fait les heures noires de la série.
Vous les connaissez. La visée ultra rigide, les ennemis idiots, les énigmes pour attardés mentaux, les malles-surprise. C’est sans compter ces passages de faux calme où l’on sait pertinemment qu’un boss va nous tomber sur le dos. Le classicisme évident de Resident Evil 2 nous place dans un terrain connu, archaïque, mais qui constitue au niveau scénaristique un élément important de toute la mythologie Resident Evil. On y voit la naissance de Leon en tant que héros, on commence à comprendre les enjeux et la puissance de l’Umbrella. La transposition de l’huis-clos dans le manoir isolé vers la ville nous laisse présager de ce que serait la pire éventualité si le T-Virus touchait le monde entier.
Ca crève les yeux, Resident Evil 2 est arthritique. Bien sûr qu’il est laid à en mourir sur GameCube, puisque Capcom n’a pas pris la peine de l’améliorer depuis la version PS1. Mais il a un peu cette même magie que Tetris, son intérêt premier dépasse ses graphismes et son ergonomie.
Chaînon manquant fait le lien entre l’Umbrella et l’armageddon qu’elle pourrait provoquer, ouvrant la peur sur le monde, le jeu est une métaphore guerrière de la boîte de Pandore. Plus long que le premier chapitre, moins orienté action que le troisième, il contient assez de contenu pour vous faire voir la cosmologie Resident Evil sous son aspect le plus concret. Si ce n’est pour sa beauté, vous l’essaierez pour sa valeur documentaire et sa durée de vie, plus que respectable.
Libre à vous maintenant de décider si votre passion pour l’archéologie peut vous amener à côtoyer des morts un peu trop vivaces.
Encore plus à voir sur le SplitBlog :
- Les screenshots de Resident Evil 2
- Les vidéos de Resident Evil 2
Vadrien: Bonjour , je ne suis pas rédacteur
Dorin: Bonjour, ça n'a plus l'air de fonctionner
bento72: ya quelqun????? ?????
bento72: nelisou tu sai moi je te trouve
bento72: ya quelqun?
bento72: tu veu bien devenir mon ami maxime
maxime: j sui pas new on ma efacer
bento72: salut maxime t nouveaux sur le blog
maxime: oui^^
bento72: il y a quelqu'un ????? ?????